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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 17:43

 

Le premier film de Saphia Azzeddine adapté de son deuxième roman est une œuvre qui arrache des larmes et des rires. Un coup de cœur d’ElsaPotine.

mon père femme de ménage

Polo, le héros, a 16 ans et les complexes d’un ado de son âge. Entre une mère alitée et une soeur qui rêve d'être miss, le seul qui s’en sorte à ses yeux, c’est son père. Hélas, il est femme de ménage...

Rien qu’avec ce pitch, on est déjà dans l’ambiance. Il suffit alors d’imaginer les dialogues que l’on peut s’échanger dans une cité, quand on est jeune, marrant et pas trop crétin et on est sur alors de s’approcher de la jubilation.

Pour parler franc, je n’ai pas lu le roman. Mais ce dont je suis sure, c’est que le film aurait gagné à avoir une meilleure adaptation, une plus librement « adaptée » qui collerait moins à l’original.

Cela dit, ce que l’on retient du film, ce n’est ni l’intrigue, ni le suspens ou même encore le développement psychologique des caractères… Non, ce que l’on retient, c’est le cri d’amour que lance un fils en hommage à son père. Et c’est dans ce cri, cette complainte, ce regard admiratif, tendre et parfois rebelle, que tout se joue et qui amène le spectateur à se retrouver littéralement bouleversé.

Parfois, il y a des témoignages écrits qui poussent le lecteur à penser que la littérature, on s’en fiche. Et bien, là, c’est absolument cela, dans ce cas précis, le cinéma aussi, on s’en fiche.

Ne demeure que le regard éperdu d’un fils pour son père, que la reconnaissance d’un ado intelligent et sensible qui sait combien il doit à cet homme qui fait des ménages pour le sortir de sa condition et lui donner une éducation. On pense au poème de Kipling. Car les personnages de cette histoire ne nous montrent pas un exemple policé des bonnes manières, l’éducation pour eux tient davantage de la curiosité pour son prochain, d’une certaine aisance mentale et de la clairvoyance à gérer l’ingérable jusqu’à ne plus avoir honte de la profession d’un de ses parents et ce, malgré les railleries des copains.

Saphia Azzedine nous offre là de superbes moments d’humanité, de tolérance et de tendresse et elle invite ainsi chaque spectateur à réfléchir sur la force de la transmission et des valeurs familiales.

 

Réalisé par Saphia Azzedine 
Avec François Cluzet, Jérémie Duvall, Nanou Garcia

Prix du Public Europe 1 : Festival International du Film de Comédie de l'Alpe d'Huez (n°14)

La bande annoncehttp://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19192624&cfilm=182713.html

Pour en savoir +

http://www.obiwi.fr/ecrans/cine/90158-le-film-mon-pere-est-femme-de-menage-revele-une-artiste-de-grande-qualite

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 13:43

Situé sous le dôme de la Gare de Lyon, le restaurant du Train bleu offre son cadre unique pour transporter le voyageur dans un autre siècle et une autre dimension. 
Un témoignage gourmand et un reportage d’ElsaPotine…

trainbleu

Construit à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1900 par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM), inauguré par le Président de la République Emile Loubet le 7 avril 1901, le restaurant "Le Train bleu", appelé dans un premier temps le "Buffet de la Gare de Lyon" puis rebaptisé par son nom actuel en 1963, a été classé à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1972 par André Malraux et demeure encore aujourd'hui l'une des grandes adresses de la capitale française. 

Quand on y pénètre, comme dans un musée, on peut en effet admirer sur les murs et les plafonds, dans le style de la Belle époque, diverses œuvres : Le pont Alexandre III et les Palais de l’Exposition de 1900 de BILLOTTE ; "PARIS " de François FLAMENG ; "LYON" de DEBUFE ; "MARSEILLE" de SAINT-PIERRE ; le Théâtre d'ORANGE d’Albert MAIGNAN ; "VILLEFRANCHE & "MONACO" de Frédéric MONTENARD, l'élève de PUVIS de CHAVANNES ; "NICE, la Bataille des Fleurs" de Henri GERVEX ; Le Mont-Blanc d’Eugène BURNAND et "ST-HONORAT" et "MARSEILLE, le Vieux Port" d’OLIVE. 

Nombre de personnalités ont participé à sa légende : Jean Cocteau, Coco Chanel, Colette, Dali, Marcel Pagnol, Jean Gabin, Brigitte Bardot. Plus récemment, certains cinéastes se sont approprié le lieu pour y tourner une scène d’un de leurs films : Luc Besson pour "Nikita", Nicole Garcia pour "Place Vendôme", Pierre Jolivet pour "Filles uniques" sans oublier… "Les vacances de Mister Bean".

 

L’esprit Brasserie & Gastronomie


Que l’on soit fortuné ou plutôt fauché, un jour dans sa vie, on pourra s’offrir quelques instants – ou plus – dans cette navette d’un autre temps qui vous déconnecte de l'apesanteur du quotidien, initie au voyage et ouvre les portes de l'imaginaire. 

Dans les salons du Big Ben Bar, on déguste un très bon café (4€90 ou un thé chaï (aromatisé à l’indienne avec du lait et des épices, 7€), on se restaure de viennoiseries, d’un plat du jour, de sandwiches, de pâtisseries, tous savoureux... 

Le dimanche matin (de 11 30 à 14 h 30), lors d’un copieux Brunch buffet à 40 €, on se régale d’oeufs brouillés, de saucisses et bacon grillés, du saumon en bellevue, du jambon à l'os, des charcuteries, de fricassée de volaille à la crème, de légumes de saison, de travers de porc confit façon ribbs, de pommes sautées aux épices, ou encore de verrine de fruits frais, de quelques douceurs et bien d'autres suggestions du jour. 

Les plus gourmands et les affamés choisiront quant à eux la formule à la carte ou un des menus servis dans la Grande Salle ou la Salle dorée. 

Mes favoris


Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié la poêlée de légumes du marché, le filet de bar et le tartare avec ses frites absolument divines. Je n’ai pas tout mangé en un seul repas ! Mais chaque plat est admirablement préparé, avec des produits de qualité, un sens de la nutrition aiguisé et un respect de la tradition culinaire. 

Question dessert, malgré moult tentations, je suis toujours restée fidèle au vacherin, une pure merveille qui demeure un souvenir inoubliable tant par sa meringue que par ses sorbets. 

Chacun l’aura compris. Ne serait-ce que le temps de la dégustation d’un café, les instants passés en ces lieux se transformeront en un évènement unique, une fête visuelle et gastronomique, toujours extraordinaire qui permet de voir la vie en cinémascope. 

Premier menu à 54 € et à la carte pour un plat, un dessert, une boisson entre 60 et 80€

LE TRAIN BLEU - Gare de Lyon - 75 012 PARIS 
Tel : +33 (0)1 43 43 09 06 - Fax : +33 (0)1 43 43 97 96 
reservation.trainbleu@ssp.fr

Pour en savoir plus + et ++

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:07

Thierry Delaroyère présente sa nouvelle exposition : « Quitter la demeure, parler aux oiseaux » à la Galerie Pierre Brullé, rue de Tournon à Paris. 

TD oiseaux 2

Dans cette exposition, j’ai vu cinq séries d’œuvres sur papier réalisées ces deux dernières années. J’ai entendu les chants des oiseaux qui s’affichaient, ici au hasard d’une forêt, là en vertical d’une cascade amérindienne, plus loin sur un portail champêtre, ou dissimulés, cachés à l’homme pour mieux entrer en contact avec lui. 

Grâce à eux, à leurs couleurs, à leur présence amicale, j’ai ressenti la lucidité du peintre, l’émerveillement de l’enfant en lui, la maturité de l’homme désireux de transmettre ce qu’il avait appris de la vie aux générations futures en prenant par la main un petit de sa famille. 

Curieux de la vie, amoureux des images autant que des histoires et des mots, Thierry Delaroyère demeure, dit-il, en conversation avec le monde. 
« Le monde m’adresse la parole, j’y réponds en dessinant. 
Je dessine pour entrer en conversation, pour parler, pour répondre, pour dire qui je suis. » 

« Plutôt que d'habiter un monde jugé trop ordinaire pour être intéressant, » Thierry D. cherche « une infinité de petites portes qu'il suffit de pousser pour "entrer en art" » afin de rendre compte du quotidien et de ses rêves. 

Rêves d’un autre temps, d’autres espaces, il swingue entre les époques, celle d’Adam (et Eve), celle de l’après Fukushima, au Japon. De l’Eden à d’autres plus apocalyptiques quand tout reste à reconstruire. 

Si je devais résumer en quelques mots cette balade imag-in-aire, je dirais que Thierry Delaroyère s’essaie au « Haiku pictural », un exercice où le non-dit l’emporte sur la démonstration, où le fondamental se révèle plus suggéré qu’imposé et laisse l’autre, le spectateur, libre d’interpréter et de greffer sur l’œuvre proposée sa propre sensibilité dans une sorte de recueillement proche de la joie. 

Thierry Delaroyère :

Galerie Pierre Brullé 

25 Rue Tournon 75006 Paris 
01 43 25 18 73 
Ouverte du mardi au vendredi de 14H à 19H 
samedi de 11H à 13H et de 14H à 19H.

Jusqu'au 16 avril 2011.

Pour voir d'autres oeuvres, cliquer ici.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 13:14

 

Beaux ou mauvais jours, il faut tenir la forme. L’alimentation aide à garder tonus et moral. Bien manger et à bon marché ne se révèle plus mission impossible. En voici la preuve !

 alimentation bio

Il y a encore peu de temps, bien manger signifiait faire exploser le plafond de son budget. Désormais, c’est différent. Même les supermarchés ont créé leurs marques de produits biologiques.

Mais il y a bio et bio, direz-vous. Pas forcément, il vaut mieux du bio de grandes surfaces que pas de bio du tout. Ne serait-ce que pour éviter fruits et légumes arrosés de pesticides, viandes aux origines inconnues, poissons d’élevage…Ainsi sur les sites Internet de ces hypermarchés, on peut découvrir des recettes originales.

Mais il existe aussi pour les élitistes, d’autres voies.

Notamment celle de commander des paniers bio au format de votre choix grâce au réseau AMAP (Association pour le maintient d’une agriculture paysanne). 

D’autre part, ceux qui habitent dans la région parisienne peuvent parfois aller directement à la ferme en suivant là encore différents réseaux.

Sinon, à présent, nombre de magasins bio font de plus en plus d’efforts sur leurs prix au point de devenir aussi abordables que n’importe quelles enseignes.

Pour ma part, ma préférence va à Biocoop et à La Vie claire. Mais Naturalia aussi est plus que pas mal… Sur les sites de ces marques, vous avez toutes les informations nécessaires pour repérer l’adresse la plus proche de chez vous et bénéficier de bonnes idées de recettes.

Manger sainement et à bon marché nécessite ingéniosité. Il vaut mieux éviter les plats cuisinés (trop coûteux) et opter pour des produits en vrac, des pains qui restent moelleux plusieurs jours d’affilée. Manger sainement ne veut pas dire non plus acheter tous les produits estampillés label bio. Certaines conserves de sardines ou autres poissons, riches en omega 3, sont délicieuses et nécessaires à la santé. Idem pour les huiles, de colza, d’olive, de noix ou de noisettes. 

Il faut s’initier aux bonnes associations : préparer les viandes rouges et les poissons avec des pommes de terre ou du riz ; les viandes blanches avec des légumes ; ne pas hésiter à ne cuisiner que des plats de crudités – ou de fromages – ou de fruits. Ce sont les mélanges, fromages et fruits, crudités et viandes qui parasitent le système digestif. Ainsi les fruits doivent se déguster seuls, une heure au moins avant un repas pour ne pas troubler la digestion.

Apprenez à vous connaître, essayez de voir si les aliments acides (tomates, asperges, rhubarbe) vous conviennent ou si c’est plus judicieux pour vous de vous priver parfois de fibres et de faire une cure de pommes de terre ou de riz.

Enfin, citadins, franciliens ou provinciaux, lancez vous dans un potager, même s’il ne consiste qu’à quelques pots sur le balcon, pour découvrir les véritables saveurs, promesses de joie, de satiété et de bienfaits nutritionnels incontestables.

Manger bio dorénavant ne s’assimile plus à manger triste.

Au cas où vous en douteriez encore, voici des sites où les petits plats sains sont rois.

 

Des informations complémentaires :

A lire :

Guide de l'alimentation Bio de Solveig Darrigo-Dartinet , Pierre Bourcier  

Une adresse pour votre potager :

G.I.E. LE BIAU GERME
47360 Montpezat - France
Tél : 05 53 95 95 04

Des recettes bio en ligne

Et un supermarché bio en ligne.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 14:35

Adapté d'un roman de PhilipK. Dick, le maître de la science-fiction américaine, "L'Agence" suscite maintes critiques. A tort ! Ce film qui a pour têtes d'affiche Matt Damon et Emily Blunt a toutes les qualités d'un grand...

lagence

Premier reproche émis par les critiques : c'est un blasphème d'adapter un opus de maître K. Dick en comédie romantique. 

Premier reproche, première erreur. "L'Agence" n'a rien à voir avec les romances (pour lesquelles d'ailleurs j'ai une vraie passion) mais ressemble davantage à une fable philosophique. 

Deuxième atout de poids : cette histoire extremement bien ficelée, dessinant un univers parfaitement crédible quand on croît tant soit peu à l'invisible, fonctionne à tel point qu'on en oublie le livre ou les références qui pourraient s'y rapporter. Ainsi le scénario se suffit à lui-même. Normal ! George Nolfi, le réalisateur qui signe là sa première oeuvre, a écrit les scénarios d'"Ocean's Eleven" et de "La Mémoire dans la peau", plus que des références. 

Enfin, j'insiste sur la portée morale de ce long-métrage. Alors que l'univers de Dick enferme dans une paranoïa maladive, l'adaptation cinématographique de "The Adjustment Bureau" ouvre une porte (c'est le cas de le dire, on comprend en voyant le film), une porte vers le surréalisme et l'espoir. 

Les acteurs sont au mieux de leur forme. Emily Hunt charmante et fantaisiste. Matt Damon, toujours aussi irréprochable. Fidèle à lui-même. 

Le sujet est servi par des plans où se succèdent actions et suspens sans effets spéciaux ni violence gratuite. 

Voici un film qui a tout pour susciter le coup de coeur du public (qui lui ne s'y est pas trompé) et court déjà le voir. 

Pour ma part, "L'Agence" m'a emballé et je l'exprime sans bouder mon plaisir. 

En salle depuis le 23 mars. 
"L'Agence". 
Réalisé par George Nolfi, avec Matt Damon, Emily Blunt, Michael Kelly... 
Synopsis : Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l'avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu'il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains...

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 14:28

Dans "Les Yeux de sa mère", son dernier film, Thierry Klifa réunit Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Marisa Paredes et Nicolas Duvauchelle pour nous emmener au bout de l'émotion. 
Une oeuvre menée avec un brio à couper le souffle.

klifa

Sur un scénario taillé au scalpel par le réalisateur lui même et son acolyte Christopher Thompson, des secrets, des trahisons, des jeux de hasard et des punitions du destin ponctuent le parcours de deux femmes et d'un ado, tous aux prises avec un métier flirtant avec la célébrité qui les passionne et pour lequel il y eut parfois des sacrifices commis. 

Pour résumer le film, il est dit : Un écrivain en mal d'inspiration infiltre la vie d'une journaliste star de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. 
Cependant je trouve ce propos trop restrictif. D'abord l'écrivain n'est pas en mal d'inspiration mais il vit mal son inspiration tournée pour l'heure vers le sordide. C'est un détail ; il prend néanmoins une place énorme dans les aventures de nos héros... 

Catherine Deneuve en reine chazalienne du JT joue là une partition sans faute, en pudeur, avec une profondeur très personnelle dans le sens où elle donne vraiment une part de son intimité en revêtant les habits de cette journaliste cabossée, experte en communication et si peu douée pour exprimer ses sentiments. 

"La Paredes", - sans crise de nerfs - elle aussi plus sobre que dans les films d'Almodovar dont elle fut la vedette, interprète une femme attentive, bienveillante, équilibrée, qui de sa force soutient les autres. 

Enfin Géraldine Pailhas, l'actrice fétiche de Klifa, qui habite chacune de ses compositions, bouleversante de grâce, d'enthousiasme, de sincérité, de passions et de doutes, très Callas et Piettragalla, subjugue littéralement avec un naturel désarmant. 

Toutes sont formidables. Deneuve trouve là son meilleur rôle depuis longtemps bien qu'elle les transcende tous avec talent. Tous, Duvauchelle en tête sont épatants, intenses, tourmentés, attendrissants, drôles. 

J'aime Klifa ! ou plutôt j'aime tous les films de Klifa. Et tous ceux aussi que dialogue Christopher Thompson. 

Les films de Klifa, quel voyage, quelle tendresse, quel humour ! 

"Une vie à t'attendre" avec G. Pailhas, N. Baye, P. Bruel, le "Héros de la famille", avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Gérard Lanvin, Miou-Miou, Brasseur et Co m'ont vraiment marquée. 
Avec une mention spéciale pour les reprises des chansons "Pour une amourette", "The Rose" (pour les deux premiers films) et de "Ma fille" (pour ce dernier), qui prouvent que Klifa sait vivre. Il ne raconte pas des histoires pour fantasmer et se complaire, il aime les gens, les gens qui ont roulé leur bosse, il aime la vie. Coté coups et coté câlins. Avec des rires et des pleurs. Beaucoup de pleurs, comme dans tout mélo qui se respecte et un genre qu'il affectionne particulièrement et à raison, puisqu'il y excelle... 

Bref j'aime. Et quand j'aime, je prends un abonnement au cinéma du coin. 
"Les Yeux de sa mère" sont à voir et revoir donc. Sans modération. 

En salle, depuis le 23 mars.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 19:11

Voyage intemporel dans une boutique et un site Internet où les oliviers sont rois et source de félicité. Une odyssée racontée par ElsaPotine.

 oliviers

Lorsqu’au hasard d’une flânerie au cœur du Bercy Village, on entre dans la boutique Oliviers & Co plus familièrement nommée O&CO, on a l’impression de se convertir à une religion, celle de la beauté et de la santé. Tout y respire la pureté, une incroyable diversité des goûts, une esthétique appétissante, un chatoiement de couleurs dans la présentation des produits que O&CO présente.

Mais avant de sombrer dans la gourmandise la plus extrême, voici quelques informations :

Créée en 1996 dans le village de Mane, au cœur des Alpes-de-Haute-Provence par des hommes passionnés, l’entreprise Oliviers & Co a dès lors eu comme ambition de réunir des producteurs qui avaient comme eux l’exigence de la qualité, le désir de perpétuer une tradition en la propulsant néanmoins dans le monde contemporain afin de promouvoir les grands crus de l’olivier – en France et dans le Bassin méditerranéen.

Quinze ans plus tard, ils ont gagné leur pari et ont implanté des boutiques un peu partout de par le vaste monde !

Aventure humaine, complicités gournandes autour de l’olivier, respect des hommes et de leur savoir-fraire, désir d’authenticité, une volonté de transparence et de traçabilité pour un consommateur respectueux de la nature et de l’environnement, tels sont les mots qui pourraient résumer la chartre d’O&CO.

Mais ce ne serait que des mots ! Et on se priverait ainsi du plaisir de l’œil et du palais lancé à la découverte de ses produits, huiles et dérivés, qui chantent le soleil éternel.

Ce ne serait que des mots qui oublieraient les bonnes idées de ces négociants hors paire.

Pour mieux les comprendre, à défaut de vous rendre immédiatement dans une de leurs officines, allez vadrouiller sur leur site.

Là 20 grands chefs, véritables partenaires d'O&Co, affirment leur talent au travers de recettes exclusives toutes inspirées des produits de la Méditerranée. 

Mais il n’y a pas que les recettes des maîtres, il y a aussi celles du commun des mortels !

Dans un autre chapitre, on découvre les bienfaits de l’huile d’olive si précieuse pour la beauté.

Reprenant les rites de la haute Antiquité, O&CO confectionne grâce à elle une ligne de baumes et d'onguents pour la santé de la peau. Riche en acides gras, en vitamines A et E et en oleuropéine, puissant anti-oxydant, ces produits nourrissent, régénèrent, embellissent l’épiderme.

En cliquant encore ailleurs, on découvre une multitude d’idées-cadeaux. Merveilleux coffrets de spécialités, de saveurs rares mettant en scène huiles, vinaigres, condiments, truffes et autres trésors.

Et même si l’on veut jouer dans la simplicité, le moindre bidon d’huile a les apparats d’un design Haute Couture !

Des merveilles, vous disais-je ! Et un voyage inoubliable parmi de grands crus aux multiples vertus dont la principale est d’animer en nous les plus grandes émotions gustatives.

 

Ma boutique préférée à Paris, au coeur de Bercy Village

Bercy Village O&CO

20 cour Saint-Emilion – Paris 75012

01 43 42 07 83

http://www.obiwi.fr/voyage-decouvertes/escapades/89673-bercy-village-un-hameau-dedie-aux-loisirs

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:28

Lors d'une soirée exceptionnelle, exceptionnelle par sa tenue, sa sobriété et son rythme, les musiciens de l'année se sont vus remettre leurs Victoires 2011. 

roussel

En voici donc le palmarès :

Victoire d'honneur: le groupe Indochine

Album rock de l'année: Gaetan Roussel avec Ginger

Album de musiques électroniques ou dance: Stromaé - Cheese

Groupe ou artiste révélation du public: Lilly Wood & The Prick

Groupe ou artiste révélation scène: Ben l'oncle Soul

Album de chansons: Bernard Lavilliers- Causes perdues et musiques tropicales

Album de musiques urbaines: Abd Al Malik - Château rouge

Album de musiques du monde: Hindi Zahra- Handmade

Artiste interprète masculin de l’année: Gaëtan Roussel

Artiste interprète féminine de l’année: Yael Naim

Album (des albums) de l’année: Ginger, de Gaëtan Roussel

Chanson de l’année: Je veux, de Zaz

Spectacle musical/Tournée/Concert de l’année: M et Eddy Mitchell ex-aequo

Vidéo-clip de l’année: La Banane, de Philippe Katerine

Pour en savoir +

Et sur Abd Al Malik : http://www.obiwi.fr/culture/musiques/81820-abd-al-malik-le-maestro-de-la-langue-francaise

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 01:17

Comme toujours la grande cérémonie des Césars a donné lieu à de multiples pronostics. Comme toujours le Palmarès a su réserver ses surprises. Retour en images et en mots grâce aux articles précédemment écrits par ElsaPotine pour présenter les vainqueurs.

 

césar 2011

Avec un monsieur Loyal passé maître dans l’art du mot juste, de la sobriété teintée d’humour, sous le regard lumineux et intelligente de la Présidente de cette 36ème édition des Césars Mademoiselle Jodie Foster, chacun a pu assister en direct sur Canal + à une soirée digne, joyeuse et éclectique apportant la preuve de la bonne santé du cinéma français.  


Les gagnants sont en gras et les sujets déjà traités par des articles de référence en bleu- interactif. 

Meilleur film : Remis par Jodie Foster 
• L'arnacoeur de Pascal Chaumeil 
• Le nom des gens de Michel Leclerc 
• The Ghost Writer de Roman Polanski 
• Tournée de Mathieu Amalric 
GAGNANT : Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois 
• Gainsbourg : vie héroïque de Joann Sfar 
• Mammuth de Benoît Delépine et Gustave Kervern 

Meilleur réalisateur : Remis par Nathalie Baye 
• Matthieu Amalric ( Tournée) 
• Olivier Assayas ( Carlos) 
• Xavier Beauvois (Des Hommes et des Dieux) 
• Bertrand Blier (Le bruit des glaçons) 
GAGNANT : Roman Polanski (The Ghost-Writer) 

Meilleur film étranger : Remis par Tomer Sisley et Virginie Efira 
• Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan 
• Bright Star de Jane Campion 
• Dans ses yeux de Juan Jose Campanella 
• Illégal d'Olivier Masset Depasse 
• Inception de Christopher Nolan 
• Invictus de Clint Eastwood 
GAGNANT : The Social Network de David Fincher 

Meilleure actrice : Remis par François Cluzet 
• Isabelle Carré (Les Émotifs Anonymes) 
• Catherine Deneuve (Potiche) 
GAGNANTE : Sara Forestier (Le Nom des Gens) 
• Charlotte Gainsbourg (L'arbre) 
• Kristin Scott-Thomas ( Elle s'appelait Sarah

Meilleur acteur : Remis par Valérie Lemercier 
• Gérard Depardieu (Mammuth) 
• Romain Duris (L'arnacoeur) 
GAGNANT : Éric Elmosnino (Gainsbourg : vie héroïque) 
• Jacques Gamblin (Le Nom des Gens) 
• Lambert Wilson ( Des Hommes et des Dieux) 

Meilleur second rôle féminin : Remis par Guillaume Gallienne 
GAGNANTE : Anne Alvaro (Le bruit des glaçons) 
• Valérie Bonneton (Les petits mouchoirs) 
• Laetitia Casta (Gainsbourg : vie héroïque) 
• Julie Ferrier (L'arnacoeur) 
• Karin Viard (Potiche) 

Meilleur second rôle masculin : Remis par Mélanie Thierry 
• Niels Arestrup (L'homme qui voulait vivre sa vie) 
• François Damiens (L'arnacoeur) 
• Gilles Lellouche (Les petits mouchoirs) 
GAGNANT : Michael Lonsdale (Des hommes et des dieux) 
• Olivier Rabourdin (Des hommes et des dieux) 

Meilleur premier film : Remis par Roman Polanski 
• L'arnacoeur de Pascal Chaumeil 
GAGNANT : Gainsbourg : vie héroïque de Joann Sfar 
• Simon Werner a disparu de Fabrice Gobert 
• Tête de turc de Pascal Elbé 
• Tout ce qui brille de Géraldine Nakache 

Meilleur scénario : Remis par Emmanuelle Béart 
• Mathieu Amalric, Marcello Novais Teles, Philippe di Folco (Tournée) 
• Bertrand Blier (Le bruit des glaçons) 
• Xavier Beauvois (Des Hommes et des Dieux) 
• Gustave Kervern (Mammuth) 
GAGNANTS : Baya Kasmi et Michel Leclerc (Le nom des gens) 

Meilleure adaptation : Remis par Emmanuelle Béart 
• Julie Bertucelli ( L'arbre) 
• Bertrand Tavernier, Jean Cosmos, F. O. Rousseau (La Princesse de Montpensier) 
GAGNANTS : Robert Harris et Roman Polanski (pour The Ghost-Writer) 
• Eric Lartigau et Laurent De Bartillat (L'homme qui voulait vivre sa vie) 
• François Ozon (Potiche) 

Meilleur documentaire : Remis par Jean-Paul Rouve 
• Benda Bilili ! de Florent de La Tullaye 
• Cleveland contre Wall Street de Jean-Stéphane Bron 
• Entre nos mains de Mariana Otero 
GAGNANT : Océans de Jacques Perrin 
• Yves Saint Laurent - Pierre Bergé, l'amour fou de Pierre Thoretton 

Meilleur film d'animation : Remis par Elie Sémoun 
• Arthur 3 : La Guerre des deux mondes de Luc Besson 
• L'homme à la Gordini de Jean-Christophe Lie 
GAGNANT : L'illusionniste de Sylvain Chomet 
• Logorama de H5 
• Une vie de chat de Jean-Loup de Felicioli 

Meilleur espoir féminin : Remis par Pascal Elbé 
GAGNANTE : Leïla Bekhti (Tout ce qui brille
• Anaïs Demoustier (D'amour et d'eau fraîche) 
• Audrey Lamy (Tout ce qui brille) 
• Léa Seydoux (Belle épine) 
• Yahima Torres (Vénus noire) 

Meilleur espoir masculin : Remis par Emmanuelle Seigner 
• Arthur Dupont ( Bus Palladium) 
• Grégoire Leprince-Ringuet (La Princesse de Montpensier) 
• Pio Marmaï (D'amour et d'eau fraîche) 
• Raphael Personaz (La Princesse de Montpensier) 
GAGNANT : Edgar Ramirez ( Carlos) 

Meilleur film court : Remis par François Damiens 
• Petit Tailleur de Louis Garrel 
GAGNANT : Logorama de H5 
• Une pute et un poussin de Clément Michel 
• Monsieur L'abbé de Blandine Lenoir 
• Un transport en commun de Dyana Gaye 

Meilleur montage : Remis par Elsa Zylberstein et Vincent Perez 
GAGNANT : Hervé Deluze (The Ghost-Writer) 
• Marilyne Monthieux (Gainsbourg : vie héroïque) 
• Anette Dutertre ( Tournée) 
• Luc Barnier (Carlos) 
• Marie-Julie Maille (Des Hommes et des Dieux) 

Meilleurs costumes : Remis par Elisa Sednaoui 
• Olivier Beriot (Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-sec) 
• Pascaline Chavanne (Potiche) 
• Alicia Crisp-Jones (Tournée) 
• Marielle Robaut ( Des hommes et des Dieux) 
GAGNANTE : Caroline de Vivaise (La Princesse de Montpensier) 

Meilleurs décors : Remis par les actrices de Tournée 
• Michel Barthélémy (Des Hommes et des Dieux) 
• Guy-Claude François (La Princesse de Montpensier) 
• Albrecht Konrad (The Ghost-Writer) 
• Christian Marti (Gainsbourg : vie héroïque) 
GAGNANT : Hugues Tissandier (Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-sec) 

Meilleure photographie : Remis par l'équipe de Tournée 
• Christophe Beaucarne (Tournée) 
GAGNANTE : Caroline Champetier (Des Hommes et des Dieux) 
• Pawel Edelman (The Ghost-Writer) 
• Bruno Keyzer (La Princesse de Montpensier) 
• Guillaume Schiffman (Gainsbourg : vie héroïque) 

Meilleure musique : Remis par Charlotte Le Bon 
• Bruno Coulais (Océans) 
GAGNANT : Alexandre Desplat (The Ghost-Writer) 
• Grégoire Hetzel (L'Arbre) 
• Delphine Montoulet et Tony Gatlif ( Liberté
• Yarol Poupaud ( Bus Palladium) 
• Philippe Sarde (La Princesse de Montpensier) 

Meilleur son : Remis par Elsa Zylberstein et Vincent Perez 
• Philippe Barbeau Jerome Wiciak, Florence Lavallé (Océans) 
• Jean-Marie Bondel, Thomas Desjonqueres, Dean Humphreys (The Ghost-Writer) 
• Jean-Jacques Ferrand, Vincent Guillon et Eric Bonnard (Des Hommes & des Dieux) 
• Olivier Meauvezin, Severin Favriau et Stéphane Thiebaut (Tournée) 
GAGNANTS : Daniel Sobrino, Jean Goudier, Cyril Holtz (Gainsbourg : vie héroïque) 

Un césar d'honneur a également été remis à Quentin Tarantino. 


Le palmarès des spectateurs

Un grand oublié : Tournée 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:24

"Alejandro", le dernier Hit de Lady Gaga, a sans cesse une plus large audience, servi par un clip vidéo aux images détonnantes et choc. "Black Swan", le film bientôt culte avec Natalie Portman bat les records du box office malgré un avertissement qui met en garde le jeune public. Sans parler de productions plus discrètes tout aussi agressives pour l’œil. Un tour d’horizon réflexion d’ElsaPotine.

 gaga 1

Plutôt que céder à la tentation de l’analyse intellectuelle, je préfère ici témoigner de la force et de l’influence des images sur notre inconscient et donc aussi par conséquent sur notre moral et notre bien-être. Comme il me plait à le répéter dans ces Chroniques, notre écosystème dépend aussi de notre façon de penser.

 

Et après avoir vu le clip d’"Alejandro" de Lady Gaga qui filme pendant presque dix minutes en noir & blanc un cocktail de fantasmes nazillards sado machistes, j’ai eu un coup de blues en réalisant que cette nana était quand même une des idoles des 8/15 ans !

Alors vous allez me dire que j’ai moi-même plébiscité Black Swan. Effectivement ! J’en ai parlé. Comme j’aurais parlé à l’époque des "Diaboliques" de Clouzot avec Simone Signoret… Mais cela n’empêche. Les "Diaboliques" ont défrayé la chronique si je m’en réfère aux archives. Et en toute franchise, il est vrai que "Black Swan" m’a tout aussi interpellée.

Ces films dénoncent certaines forces occultes en l’être humain. Mais je ne suis pas sure, avec le recul, que leur traitement, que leur forme, favorisent leurs propos et leur fond et qu’ils soient en définitif plus éco-positifs que "Le dernier des Templiers" contre lequel je me suis insurgée.

Lady Gaga et autres icônes Pop Rock, dignes héritières de Madonna, Mylène Farmer et compagnie, n’ont pas cette prétention et d’alibis culturels proprement dits. Il me semble que leurs choix ne dépendent que de l’esthétique et d’une certaine portée médiatique.

Mais ô secours !

Quand j’ai découvert les photographies de Dina Vierny prises par Pierre Jamet, j’ai été touchée par l’expression de pureté qui se dégageait de ces œuvres.

Et pourtant, il y a de la sensualité, de la vie, une explosion de joie. Ce n’est pas du pudibondement correct. Loin s’en faut ! Mais c’est propre. Sans lourdeurs. Et enthousiasmant.

Quoiqu’il en soit, ce n’est qu’un point de vue et je ne tiens pas à faire du prosélytisme mais il me semblait important de le partager avec vous.

A voir absolument : cette vidéo

 

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  • L'Habit ne fait peut être pas le moine, mais les mots démontrent bien la femme. Par mes écrits, vous comprendrez qui je suis. Celle qui trottine ! Elsa La Potine...
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