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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 14:31
Le Bourgeois gentilhomme 2016

Mis en scène par Matthias Fortune Droulers, Le Bourgeois gentilhomme magnifie la truculence subversive de Molière, défie les modes de temporalité et devient une œuvre contemporaine.

Eternelle question ! Comment innover ? Comment faire preuve d’originalité dans sa création, qu’elle soit littéraire, picturale, musicale ou théâtrale ? Eh bien Le Bourgeois gentilhomme version 2016 répond à cette question fondamentale.

Certains cyniques argumenteront qu’il n’est guère difficile de faire du neuf avec du vieux. Trêve de vulgarité. Il faut clouer le bec à ces fâcheux…

Réjouissons-nous !

Notre Bourgeois revisité par l’interprétation décomplexée de Victor Calcine reste non seulement fidèle au texte sublime de Molière mais trouve là une seconde jeunesse tant au-delà de l’écriture, il perpétue dans l’esprit l’insolence de son auteur.

Pendant le spectacle, il se passe un instant de grâce, non un état de béatitude extatique mais une espèce de sortilège initiatique. Dans une synchronicité parfaite, les acteurs sous la houlette du metteur en scène servent la pièce initiale en recréant un spectacle personnel, miroir des vanités de notre époque.

Démesure, fougue, férocité, mises en abime, humour, dérision rythment les mésaventures de ce M. Jourdain, ridicule jusqu’à l’extrême. Des qualités rares pour des artistes même pas trentenaires. Mais le talent n’a pas d’âge. Pas plus que le cœur.

Or, c’est bien de cœur dont il s’agit, de cœur et d’empathie, l’atout maitre de cette belle équipe. Dirigés par Matthias Fortune Droulers, Victor Calcine, Bertrand Mounier, interprète bouleversant(e) de Mme Jourdain, donnent une dimension, une profondeur, une vérité aux personnages et transforment la farce en véritable drame humain. Certes, ils les incarnent et s’identifient à eux mais en plus d’une naïveté désarmante pour l’un, d’une affectivité sobre, poignante pour l’autre, ils les habitent d’une humanité qui fait écho en chaque spectateur.

Ce spectacle n’aurait pu être qu’un excellent exercice de style, une nouvelle satire mais il s’impose par ce quelque chose en plus, un regard, une sensibilité, une maturité hors norme qui nous poursuit bien longtemps après que les rires eussent cessé.

Ciné XIII Théâtre

1 avenue Junot, Paris XVIII

Jusqu'au 13 février. Dates des Prolongations bientôt en ligne.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:07

Au travers de sa première réalisation, "Guillaume et les garçons, à table !", Guillaume Gallienne nous transmet la marque de sa singularité et une leçon d'humanité, intemporelle et géniale.

Galienne Guillaume Gallienne pour Paris Match.com

Le film commence sur des images de Guillaume en scène. Il raconte sa vie. Le champ prend aussitôt plusieurs dimensions encore plus intenses que la 3D. In and out. Passé, présent, plus que parfait. Nous, spectateurs, adoptons en osmose avec l'auteur, cette distance nécessaire qui donne le ton juste à toute fable, cette intelligence qui permet de retirer de chaque aventure une morale, au sens philosophique et non dogmatique du terme.

Nous suivons donc l'histoire de Guillaume. Ce n'est pas l'histoire d'un mec. C'est celle de Guillaume. Guillaume en scène. Guillaume à la maison. Guillaume en pleine introspection. Il raconte si bien que sa vie devient images. Normal ! lui, il rêve en CinémaScope. Fondu enchaîné. Sur l'écran, la maman de Guillaume jouée par Guillaume apparaît, suivie par Guillaume qui imite sa maman. Normal ! il se vit comme une fille.

Stop ! Nous le savons. Nous sommes au courant de la trame, du scénario tiré du One Man Show, spectacle couronné par un Molière et un prix de la SACD. Celui-ci et le long métrage ont eu suffisamment d'audience et de couverture médiatique pour que chacun n'en ignore plus le sujet.

Dans "Guillaume et les garçons, à table!", hormis la finesse du script, l'acuité des dialogues, l'auto dérision qu'il s'en dégage, nous retenons comme un message la force du témoignage de l'auteur.

Au fil du récit, nous entrons donc dans l'intimité de ce jeune homme en quête d'identité et de reconnaissance qui explore l’existence en dépit des projections des uns et des autres.

Contre vents et marées, déboires et mésaventures, cet escogriffe grandit, tente de se connaître, de se familiariser avec lui-même. Des années de psychanalyse, d'expériences sportives ou sexuelles plus tard, ayant vaincu sa peur des chevaux, il prend confiance en lui, respire mieux, ose vivre comme il l'entend, et surtout commence à s’accepter tel qu’il est.

Et comme il le dit, il raconte en définitif l'histoire d'un garçon que sa famille croyait à 100% homosexuel et qui se révèle en fait 100 % hétérosexuel - à la différence qu'il vit sa virilité autrement que les machos.

Que Guillaume aime se travestir, interpréter "les femmes et les petits vieux", très bien. Beaucoup de comédiens l'ont déjà fait avant lui, au théâtre, à l’opéra, en Chine, au Japon et ailleurs. Inutile d’y revenir, nulle nécessité (encore une fois) de vanter son incontestable talent.

Retenons plutôt la démarche du personnage vers la réalisation de soi, sa persévérance, son courage, son opiniâtreté, face aux mesquineries permanentes, aux humiliations et à la stupidité des idées reçues quelles que soient les formes d’éducation. Il avance tel Billy Elliot, démontrant ainsi que l'héroïsme n'est pas l'apanage des seuls... moustachus.

Pour citer André Malraux qui écrivait dans Les Voix du silence :"la biographie d'un artiste, c'est sa biographie d'artiste, l'histoire de sa faculté transformatrice", ce que je salue dans la création de  Guillaume Gallienne, c'est, je le répète, sa capacité à sublimer son vécu en œuvre d'art. Privilégiant la pureté des sentiments à l'amertume ou la rancœur, sans aucune velléité même pas celle de défendre son droit à la différence, par son innocence et son regard candide, il transgresse les tabous, même celui d'une tolérance politiquement correcte.

Guillaume Gallienne poursuit sa partition sans rien insinuer ni revendiquer, dessinant avec élégance le profil d'une belle personne qui n'a d'autre objectif que celui de montrer sa singularité d'être humain. D'évidence de telles qualités ne peuvent engendrer qu’un bel ouvrage. Un film qui me touche humainement et artistiquement par sa grâce. Dans une société transgénique, en mutation perpétuelle, nous sommes tous les inventeurs d’un nouveau genre humain ; Guillaume Gallienne en est un des archétypes réussi.

 

"Guillaume et les garçons, à table !", au cinéma et bientôt en DVD.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 16:20

 

cloud-atlas-3.jpgFilm germano-américain de science-fiction, adapté de  La Cartographie des nuages, le roman de David Mitchell publié en 2004, Cloud Atlas, réalisé par trois metteurs en scène, Tom Tykwer et Lana et Andy Wachowski, se révèle une œuvre iconoclaste en voie de devenir culte par son originalité que beaucoup décrient.

Tourné en 2011 par Tykwer pour les histoires situées en 1930, 1970 et 2012 et par les Wachowski, les auteurs de Matrix, pour celles du XIXè et des XXIIè et XXIIIè siècles, transcendé par ces six espaces-temps ponctués par « l’effet papillon », Cloud Atlasraconte une odyssée éblouissante.

Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Jim Sturgess, Doona Bae, Ben Whishaw, James D’Arcy, Zhou Xun, Keith David, David Gyasi, Susan Sarandon, Hugh Grant, admirablement grimés, méconnaissables, jouent dans ce film plusieurs rôles, parfois lumineux, parfois obscurs et donnent du relief à un scénario admirablement maitrisé.   

Un voyageur dans sa traversée du Pacifique en 1850, un musicien déshérité durant l'entre-deux-guerres, une journaliste des années 70, un éditeur à succès en 2012, une jeune femme désemparée dans une société régentée par une idéologie appelée l’Unanimité et Zachary, un habitant du Pacifique, dans un futur post-cataclysmique incarnent les principaux héros de ces histoires qui chevauchent cinq siècles, en créant des ponts scénaristiques les unes avec les autres pour servir avec progressisme un hymne humaniste prônant une ouverture aux autres et à soi-même, une invitation à la métaphysique et à la philosophie.

Selon Cloud Atlas, en effet, « tout est lié, dans le temps comme dans l’espace, personne n’est jamais seul ; les actes de chacun résultent de ce qui s’est produit dans le passé et ces actes changent l’avenir ». Cette pensée répond à la théorie de « l’effet papillon » qui préconise que les battements d’ailes d’un papillon au Brésil peuvent provoquer un cataclysme en Asie. Certains rapprochent cela de la définition de la physique quantique. D'autres aiment à croire à l’interconnexion des êtres humains et espèrent en l'idée qu’une bonne pensée créé du positif et améliore le destin de la multitude. « Tout, absolument tout, est lié. » De ce fait, en s’appuyant sur ce principe, Cloud Atlas invente un nouveau cinéma, du genre mutant, métaphysique, philosophique et par conséquent quantique. Mouvant, émouvant…

D’un esthétisme sublime, d’un lyrisme époustouflant : une œuvre majeure !

 cloud atlas 10

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 17:32

Sixtine Champetier de Ribes, jeune auteure et poète confirmé, nous livre Oxygène, son premier recueil de poèmes, dans un style actuel proche du slam.

sixtine

Pour éviter un compliment bavard, alors que Sixtine Champetier de Ribes a un parcours peu banal, voici un poème parmi d'autres qui parlera de lui-même :

 

TOURNER LA PAGE

De l’aveuglement,

Acquérir du discernement,

De la culpabilité,

Acquérir de la dignité,

De l’abandon,

Acquérir le pardon.

De la violence,

Acquérir de l’indépendance.

De l’indifférence,

Acquérir de la confiance.

De l’arrogance,

Acquérir de la patience.

De la peur,

Acquérir de la hauteur.

De l’anxiété,

Acquérir de la sérénité.

Du malheur,

Acquérir de la profondeur.

De la « mauvaise presse »,

Acquérir de la justesse.

Des fardeaux,

Acquérir du repos.

Du quant-à-soi, 

Exprimer enfin toute sa Joie…

 

 

Oxygène, de Sixtine Champetier de Ribes, Ed. Persée, 13 €

Pour en savoir + sur les activités de coach de cette auteure, clic ici.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 16:53

Jacques Bouniard présente son dernier album, PERFECTCHILDHOOD, un album de jazz world music avec un son de Cuba libre qu'il a enregistré sur place, dans cette île des Tropiques où il fait bon avoir show. 

Un plaisir intense, une musique qui inspire des images Nouvelle Vague ! Sublimatique…

jack bouniard

A Paris, quand il se concentre sur son piano dans les nuits blafardes, Jacques Bouniard s'offre tel un virtuose, un poète, un amoureux de l’existence, un pianiste de talent et il enthousiasme ceux qui l’écoutent, ceux qui l’accompagnent dans ses bal(l)ades ou ceux qui regardent ses vidéoconcerts. 

De la messe solennelle empreinte de classicisme mystique aux envolées lyriques influencées par les tropiques où le son devient mot, vibration, porteur d’énergies et de rêves, il irradie ses partitions. 

Cet artiste 
nomade vogue dans les alizés aux senteurs tropicales et créoles. Sur un tempo rappelant Miles Davis qui accompagne musicalement "Ascenseur pour l’échafaud" de Louis Malle, Jacques Bouniard nous emporte au gré de son inspiration pour le plaisir des sens.


Pour l'écouter, clic ici.

Pour se procurer le CD, clic ici.

PERFECTCHILDHOOD 
Musique jazz-world enregistrée à La Havane avec les musiciens de NG La Banda. 
Disponible dans les Fnacs, Virgins, magasins spécialisés et sur le net. 
La chaleur de Cuba vous enveloppera dès les premières notes!

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 11:09

Almodovar, le maître du cinéma espagnol,remplit d'émotions son public fidèle et transforme chaque nouveau projet cinématographique en oeuvre d'art. Zoom sur le phénomène !

almodovar

A l'occasion de la diffusion d'Etreintes brisées sur le petit écran (de sa parution en DVD & en Blu-ray), il faut souligner l'immense talent de Pédro Almodovar. Amateur d'émotions, la sensibilité à fleur de peau, s'immergeant dans les sentiments et les passions comme un peintre flirte avec les couleurs, Almodovar nous fait vivre les personnages auxquels il donne naissance de l'intérieur, au point zéro du coeur, simplement au niveau de l'âme.

Fait curieux : il utilise toujours des histoires simples, des histoires d'amour, évidemment, qui ont peu de fond, en apparence, mais une profusion de détails inscrits dans la forme, et principalement dans l'esthétisme. Au fur et à mesure qu'il développe l'intrigue, la forme donne du sens à son fond, à ce fond qui s'épaissit et rayonne juste par les dialogues, une ambiance, des regards et la force des sentiments.

Chaque film, de la sorte, s'impose. Et Etreintes brisées ne déroge pas à l'inspiration Almodovarienne, bien au contraire. Bien que ses héros soient tous issus d'une même famille (celle de son univers), ils vibrent les uns les autres d'une singularité qui leur est propre.

Almodovar ne refait jamais  le même film mais il poursuit l'élaboration d'une oeuvre, celle de son kadélioscope personnel, une fresque colorée par les bleus à l'âme de ses personnages et l'ensoleillement éphémère des bonheurs qui enfantent des drames.

Sublime, désespéré parfois, mais toujours d'une richesse inouie, d'une richesse qui nous laisse, quelques soient les caprices du scénario, une impression d'émerveillement devant le talent de cet artiste.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 09:24

 

"La nuit de Lampedusa", le roman historique de Daniel Picouly, permet de découvrir ou de redécouvrir le chevalier Saint George, un personnage de légende, un homme inoubliable qui a vraiment existé au XVIIIè siècle. Zoom sur le héros !

st george

Le chevalier Saint George, héros de prédilection de Daniel Picouly qui l'immortalise par trois fois en retraçant sa biographie imaginaire, marqua son temps par un destin peu banal.

Enfant mulâtre, enfant créole, né d'une mère des îles et d'un blanc bec français représentant le roi en Guadeloupe, devenu le premier militaire de couleurs de l'armée française, fervent révolutionnaire, et maître d'armes, Saint George se distingua également en tant que musicien et compositeur de talent au point que certains le surnommèrent le Mozart noir et que d'autres se gaussaient de rebaptiser Mozart "Le Saint George blanc".

Partageant le sens de l'harmonie et de la symphonie, les deux hommes laissèrent une oeuvre qui nous enchante encore aujourd'hui. Mozart y gagna une gloire internationale et pérenne ; le chevalier Saint George, lui, dut se contenter d'un prestige aussi modeste qu'éphémère. A tort...

Le Chevalier, remarquable musicien, homme d'exception, sensible et paradoxal, tout en fougue et déraison, enflamma les passions et les coeurs. A présent, il nous emporte, par sa musique retrouvée et désormais reconnue, dans les sphères de l'émotion et du mystère que sa seule présence toujours aussi vivace exalte.

La nuit de Lampedusa de Daniel Picouly, Albin Michel, 22€50. 

Monsieur de saint-george de Alain Guede, Babel,9€

Saint-George en musiquest george music :


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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 13:41

Pour sa première édition, le Festival Eaux-Monstres accueille les curieux et les passionnés de culture sur différents sites de quatre communes du Chablais (Evian, St-Paul, Neuvecelle, Amphion) afin de vous conter l’histoire du Monstre du Léman !

EVIAN

Dynamique et inventive, l’équipe de ce festival propose pendant une semaine, du 21 au 29 mai, de formidables animations : une exposition, des spectacles vivants & balades musicales, des ateliers, des concerts et une nuit du cinéma autour d’un thème : les monstres des Eaux et surtout le Monstre du Léman


Jeune, imaginatif, subversif, ce programme a pour but de débusquer les vieux fossiles et de faire vivre une région magnifique, connue principalement pour ses cures thermales et ses loisirs sportifs. 

Voici donc avec ce Festival une nouvelle façon de s’amuser tout en se cultivant. 
Un grand moment en perspective pour les amoureux du Léman, une occasion unique de mettre le feu au lac ! 

Demandez le programme… 

 

L’Exp’Eaux Monstres

Archéologie, fossiles, vidéos, sculpture, Cryptozoologie et Histoire(s) du Monstre du Léman. 
L’exposition accueille sur les trois niveaux du Palais des Festivités d’Evian les traces, vestiges, preuves de l’existence du monstre. Un contenu scientifique décalé, des créations artistiques étranges, drôles ou poétiques, des contes in situ, pour un inventaire à la Prévert : un labyrinthe jalonné de murs lumineux et des sculptures impressionnantes de Marco di Métal, dont une sirène en gestation de 3 mètres de haut ; un cabinet de curiosités, une salle de cryptozoologie, plusieurs fossiles vrais ou faux dont le fameux Liopleurodon ferox, squelette de six mètres. Pour couronner le tout, des maquettes de monstre grandeur nature, des armes de chasse à travers les âges, des manuscrits et peintures médiévales… 

Les week-ends du 21-22 et 28-29 mai, 10h-18h
Palais des Festivités, Evian-les-Bains. Tarifs : 8 et 6 €. 

 

Les Contes & Légendes des marais

Contes et spectacles vivants, balades musicales, géologie. 
Sur des sites géologiques ou naturels remarquables, les conteurs, musiciens, comédiens, marionnettistes, danseuses racontent ou interprétent différents épisodes de la légende du Monstre : comment il pondait dans les marais, comment il attaqua les villages alentour, 
les dernières grandes chasses au Monstre… 
Des spectacles courts et gratuits pour un public qui peut ainsi circuler d’un lieu à l’autre, entre lacs de montagne et rives du Léman. 

Samedi 21 mai, Neuvecelle, 14h-16h30. 
Parc naturel
En cas de météo défaillante : Maison des associations, 
520 avenue de Maxilly, Neuvecelle. 

 

La nuit du Cinémat’Eaux Monstres

Projections, cinéma et concerts. 
Une nuit spécialement conçue pour les publics adolescents et jeunes adultes : six heures de films de genre, autour des monstres des Eaux. 
L’occasion de passer en revue des grands classiques et des chefs d’oeuvre de série Z. 
Au programme : Le requin des Dents de La mer, les tentacules de The Host, le crocodile de Rogue (le solitaire), soit trois époques et trois façons de revisiter le mythe du monstre. 

Samedi 21 mai, à partie de 18h30. 
-18h30 : Les Dents de la Mer, 
-21h : The Host 
-23h15 : Rogue (Solitaire) 
Cité de l’Eau, Salle Olympe, Amphion-Publier
Tarifs : 6 €. Buvette et sandwiches. 

Samedi 28 mai, Saint-Paul-en-Chablais. 14h-16h30. 
Plage de la Beunaz et Lac Noir. 
En cas de météo défaillante : Château de Blonay, Saint-Paul. 

Dimanche 29 mai, Saint-Paul-en-Chablais. 13h30-16h00. 
Plage de la Beunaz et Lac Noir. 
En cas de météo défaillante : Château de Blonay, Saint-Paul. 
Tarifs : Gratuité. Buvettes & crêpes. 

Et quelques autres événements à repérer sur la plaquette téléchargeable sur le site
conférences, ateliers, concert, films… 

Les acteurs du Festival & L’association Eaux Monstres


Créée en juillet 2009, l’association Eaux Monstres compte une vingtaine de membres actifs : enseignants, artistes, scientifiques… Tous sont habitants du Chablais. 
Sans but lucratif, l’association se donne pour but de créer, d’organiser et de financer tous les deux ans le Festival Eaux Monstres, dix jours de sciences et d’imaginaire pour les publics chablaisien et suisse. 

contact@eaux-monstres.com – 06 04 59 56 08

Allez y, courrez y, c'est rien que du délire, de l'imaginaire et de la joie...

avec Eaux Monstres !

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 13:33

Du 17 mai au 21 mai 2011, la Galerie Bernard Ceysson à Saint Etienne expose une sélection de travaux photographiques des étudiants en Arts plastiques de l'université Jean Monnet dont la Première vue de Jeanne Gavillet.

jeanne vue

La Galerie Bernard Ceysson à Saint Etienne a donné carte blanche à Olivier Belon et Anne Favier pour qu'ils sélectionnent les meilleurs clichés des artistes plasticiens en herbe inscrits à la fac, en option photo.  Une expo d'une semaine sur le thème "Première Vue". 

J'ai particulièrement apprécié la photo de Jeanne Gavillet choisie pour illustrer le carton d'invitation. 

Cette "Première Vue" de Jeanne Gavillet revisite le thème des jeunes filles en fleurs en illuminant d'un coup de jeune très swinguant, malicieux et délicieusement féminin et bouleverse les clichés que nous en avions avec Hamilton. 

Jeanne Gavillet : un talent inventif, poétique et déjà très prononcé qui augure que cette "Première Vue" sera suivie par une multitude, en écho à l'espièglerie créatrice de la demoiselle.

Galerie Bernard Ceysson

8 rue des Creuses 
42000 St Etienne 
04 77 33 28 93

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 17:43

 

Le premier film de Saphia Azzeddine adapté de son deuxième roman est une œuvre qui arrache des larmes et des rires. Un coup de cœur d’ElsaPotine.

mon père femme de ménage

Polo, le héros, a 16 ans et les complexes d’un ado de son âge. Entre une mère alitée et une soeur qui rêve d'être miss, le seul qui s’en sorte à ses yeux, c’est son père. Hélas, il est femme de ménage...

Rien qu’avec ce pitch, on est déjà dans l’ambiance. Il suffit alors d’imaginer les dialogues que l’on peut s’échanger dans une cité, quand on est jeune, marrant et pas trop crétin et on est sur alors de s’approcher de la jubilation.

Pour parler franc, je n’ai pas lu le roman. Mais ce dont je suis sure, c’est que le film aurait gagné à avoir une meilleure adaptation, une plus librement « adaptée » qui collerait moins à l’original.

Cela dit, ce que l’on retient du film, ce n’est ni l’intrigue, ni le suspens ou même encore le développement psychologique des caractères… Non, ce que l’on retient, c’est le cri d’amour que lance un fils en hommage à son père. Et c’est dans ce cri, cette complainte, ce regard admiratif, tendre et parfois rebelle, que tout se joue et qui amène le spectateur à se retrouver littéralement bouleversé.

Parfois, il y a des témoignages écrits qui poussent le lecteur à penser que la littérature, on s’en fiche. Et bien, là, c’est absolument cela, dans ce cas précis, le cinéma aussi, on s’en fiche.

Ne demeure que le regard éperdu d’un fils pour son père, que la reconnaissance d’un ado intelligent et sensible qui sait combien il doit à cet homme qui fait des ménages pour le sortir de sa condition et lui donner une éducation. On pense au poème de Kipling. Car les personnages de cette histoire ne nous montrent pas un exemple policé des bonnes manières, l’éducation pour eux tient davantage de la curiosité pour son prochain, d’une certaine aisance mentale et de la clairvoyance à gérer l’ingérable jusqu’à ne plus avoir honte de la profession d’un de ses parents et ce, malgré les railleries des copains.

Saphia Azzedine nous offre là de superbes moments d’humanité, de tolérance et de tendresse et elle invite ainsi chaque spectateur à réfléchir sur la force de la transmission et des valeurs familiales.

 

Réalisé par Saphia Azzedine 
Avec François Cluzet, Jérémie Duvall, Nanou Garcia

Prix du Public Europe 1 : Festival International du Film de Comédie de l'Alpe d'Huez (n°14)

La bande annoncehttp://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19192624&cfilm=182713.html

Pour en savoir +

http://www.obiwi.fr/ecrans/cine/90158-le-film-mon-pere-est-femme-de-menage-revele-une-artiste-de-grande-qualite

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  • L'Habit ne fait peut être pas le moine, mais les mots démontrent bien la femme. Par mes écrits, vous comprendrez qui je suis. Celle qui trottine ! Elsa La Potine...
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