Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 19:16

Figure emblématique des années 1980, Sade, doit sa renommée à la qualité du groupe éponyme mais surtout à sa chanteuse, magnifique femme et chanteuse d’exception qui les a amené aux portes du succès, un succès international qui dure toujours. Avec Soldier of love, leur dernier album, les voilà repartis vers le sommet…

 

Dotés d’une aura spécifique, certains titres demeurent au-delà des modes et des décennies. C’est le cas pour Smooth Operator que Laurent Voulzy a d’ailleurs repris sur son album, Septième Vague. Mais le groupe Sade ne se résume pas à une seule chanson. Ni même à une longue liste de tubes. Le groupe Sade a avant tout une superbe histoire, pas n’importe pas laquelle, une histoire d’amitié, de fidélité, et cela tient de la personnalité de sa chanteuse.

 

De son vrai nom Helen Folasade Adu, la petite fille née au Nigéria d’un père nigérien et d’une mère anglaise se voit très appelée par un diminutif qui ne la quittera jamais plus : Sade !

Après quatre ans passés dans son pays natal, juste après le divorce de ses parents, elle arrive en Angleterre avec sa maman et son frère.

Adolescente, bien que passionnée par la soul music, elle étudie le stylisme et elle n’aurait jamais chanté si deux de ses copines ne lui avaient demandé de les rejoindre comme choriste. 

 

Bientôt, elle écrit des chansons. Deux ans plus tard, elle assure les chœurs dans un groupe du nom de Pride. Ils partent en tournée pendant quelques trois ans. Le quartet évolue en plus jazzy. Coécrit par Sade, Smooth Operator remporte le succès que l’on connaît et l’on propose à la chanteuse de signer mais sans les autres membres du groupe. Sade résiste. Elle ne signe avec Epic que dix huit mois plus tard quand la maison de disque accepte Stuart Matthewman, le saxophoniste, Andrew Hale le clavieriste et Paul Denman, le bassiste, des musiciens qui constituent toujours la cellule principale de Sade.

Suivent plusieurs albums: Diamond Life, Promise, Stronger Than Pride, Love Deluxe, The Best Of Sade, Lovers Rock
. En 2000 arrive le temps du silence.

Sade qui compose toujours désire prendre son temps et refuse de répondre à des obligations commerciales. Intègre comme toujours. Elle prend le temps de vivre et de prendre du recul face à cette notoriété dévorante. « Sade, dit-elle sur son site, n’est pas une marque commerciale ».

En 2008, la bande des quatre se retrouve, travaille ensemble et s’aperçoit vite que l’alchimie entre eux fonctionne toujours. Un an de répétitions et ils enregistrent Soldier of love. Le groupe le prétend plus éclectique : «"Cependant, lit-on encore sur leur site, avec des chansons telles que le morceau reggae Babyfather, joyeusement décalé, et l’arrangement dramatique du titre d’ouverture The Moon and the Sky, Sade explore de nouveaux horizons. « Je ne veux jamais me répéter », déclare Sade elle-même. "Pour nous, le défi devient beaucoup plus intéressant à relever, aussi longtemps que nous poursuivons ensemble"». 

 

Pour les fans et admirateurs, la question ne se pose même pas. Le pari est gagné. Il suffit juste de les écouter. De les écouter et de regarder Sade en vidéo’s. Toujours aussi « magnificient », sublimement épanouie par la maternité, elle apparaît dans toute sa féminité. Intacte. Et elle et ses musiciens nous permettent de profiter de l’instant, quand les Soldiers of love annexent notre horizon. Grandiose !
http://www.sade.com/fr/home/

http://www.youtube.com/watch?v=q4xb9TSIITY&feature=channel

 

Repost 0
Published by ElsaPotine - dans Culture
commenter cet article
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 18:21

Suite à l’éclosion d’ElsaPotine.news, les questions affluent. Pourquoi un blog ? A quoi cela sert-il ? Et d’abord comment ça marche ? Zoom sur la web-écriture !

 

Où, quand, comment, pourquoi, qui, et par qui et pour qui ? Eternelles interrogations du journalisme. Ou du web-reporting.

 

 :

Un peu partout sur la planète dès qu’il y a un réseau Internet.

Quand :

Matin, midi et soir depuis l’émergence de l’Internet.

Comment :

En créant des blogs, ce que je nomme un espace de WeB-diaLogs, les internautes s’expriment en rendant public soit leur journal intime, soit les informations sur les sujets qui les passionnent, soit encore, en mixant les genres, cad, en livrant leurs commentaires sur des sujets d’actualité.

Le style peut varier à l’infini. La maquette, la mise en page aussi. On le voit sur Over-blog, par exemple, avec Miss Tralala.

Il n’y a pas de censure, si ce n’est l’engagement moral de ne nuire à autrui, surtout pas aux enfants.

Pourquoi :

Pour créer une passerelle entre soi et les autres. Certains y descelleront l’assouvissement d’un certain narcissisme. Cependant, en dernière alternative, comme toujours, c’est le public qui décide ou non du succès d’un blog.

Qui ? Qui ?...

Cette question a, je crois, trouvé sa réponse dans les paragraphes précédents.

 

Mais comment marche un blog ?
Pour la technique, la mise en ligne, le blogueur devra s'en référer au mode d'emploi proposé par son hôte.

Pour le lecteur de blog, il aura recours à une manipulation basique. Il s’agit de trouver le bon lien, celui qui vous intéresse parmi une tonne d’annuaires destinés à les répertorier. Ensuite il suffit de cliquer dessus et de lire les articles proposés.

Comme dans les CV, les dernières créations ou interventions apparaissent en premier. Pour lire dans un ordre chronologique, il faut donc « descendre » en bas de la page et remonter. CQFD !

Ou alors aller directement dans la colonne de la liste des articles et les consulter, là encore de bas en haut ou selon son caprice.

 

Interéactivité !
Comme dans toute démarche médiatique, un blog, je le répète ne peut exister que par ses lecteurs, d’où l’importance, lorsque l’un de ces sites interactifs vous intéressent, de le manifester.

D’écrire un commentaire.

De s’abonner à sa newsletter.

 

Certains de mes confrères « Obiwistes é blogueurs » tiennent un agenda de leur région (j’yvais & Clodelle), d’autres comme Margareth, présentent leur travail.

 

Le premier matin du monde
Quant à moi, j’aime partager mes découvertes culturelles ou spirituelles, tout ce qui favorise, selon mes critères, ce que j’appelle une éco-logique, une logique bonne pour le corps et l’esprit, qui entretient en chacun l’enthousiasme.

Petit rappel : étymologiquement, ce dernier mot signifie avoir Dieu en soi. Pour moi, Dieu, c’est aussi la vie, l’énergie, la bonne énergie que l’on trouve en chaque être humain. Vaste sujet, n’est-ce pas ? D’où parfois la nécessité de souffler et d’aborder des sujets plus légers.

 

En outre, le blog me donne l’opportunité de tester la réactivité et les goûts de mes lecteurs. De créer une forme de proximité. De me permettre aussi quelques envolées lyriques. De me dynamiser aussi. De garder la passion en moi. Comme le chantait Nougaro de voir la vie comme si c’était « le premier matin du monde ». Chouette programme, non ?

 

En annexes :

 

Ecrire pour exister, un film sensationnel :

 

http://www.obiwi.fr/ecrans/cine/81169-ecrire-pour-exister-l-odyssee-humaniste-des-freedom-writers

 

Le destin d’une femme qui aimait les mots, Louise de Vilmorin :

http://www.albertine-gentou.com/si_vous_me_connaissiez_louise_vilmorin.html

 

La culture sms : LOL

 

http://www.obiwi.fr/ecrans/cine/81211-lol-le-film-une-comedie-progressiste-et-decapante

Liens :

http://www.jyvais.org/


http://clodelle45.over-blog.org/

 

Repost 0
Published by ElsaPotine - dans Culture
commenter cet article
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 17:33

Alain Lefèvre, pianiste et compositeur de renommée internationale, voit sans cesse son actualité artistique commentée par les internautes passionnés de musique classique.

 

Pour ma part, j’ai découvert – et apprécié – Alain Lefèvre au Théâtre des Champs-Elysées, le 27 octobre 2008, lors du concert où il interprétait le Quatrième concerto d’André Mathieu.

Accompagné de l’Orchestre national de France, dirigé par Jean-Philippe Tremblay, Alain Lefèvre nous a offert ce soir-là un moment exceptionnel où le temps ni l’espace n’avaient plus de prise tant nous étions tous transportés par sa fougue. Sublime ! Même pour une personne comme moi, avec des goûts musicaux très éloignés de ce genre de concertos.

Il fallait se rendre à l’évidence : nous venions d’assister à une représentation unique, à un instant de grâce absolue.

Plus tard, j’ai voulu en savoir plus sur cet artiste. Et j’ai eu le bonheur de découvrir sur Obiwi, un champ infini d’articles qui lui étaient consacrés, signés Apponoastos, un de ses fidèles chroniqueurs.


Le site de l'artiste :
http://www.alainlefevre.com/fr/accueil.php
 

Les articles :

http://www.obiwi.fr/q/alain-lefevre

 

http://www.obiwi.fr/culture/plus-de-culture/85593-alain-lefevre-trois-coups-de-tonnerre-au-printemps-2010

 

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/84541-alain-lefevre-compositeur-d-un-jardin-d-images-intimiste

 

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/83759-alain-et-david-lefevre-mathieu-chostakovitch-mendelssohn

 

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/82684-alain-lefevre-joue-trois-rapsodies-mathieu-rachmaninov-gershwin

 

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/80807-alain-lefevre-sur-radio-canada-espace-musique

 

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/80769-andre-mathieu-concerto-n-4-en-mi-mineur-par-alain-lefevre

 

Suit une liste encore plus longue. Je ne peux donc que vous recommander d’y aller voir…

Presque aussi prolixe que son confrère et internaute Apponoastos, Philippe Agrippa prend la relève sur le Forum de la musique.

 

http://leforumdelamusique.xooit.fr/t681-Alain-LEFEVRE-signe-Andre-Mathieu.htm

 

Tous ces articles sont des sources inépuisables d’informations, riches en détails, de passion et d’authenticité. Et ce qui est vraiment génial, c’est que leurs auteurs arrivent parfaitement à communiquer leur engouement à leurs lecteurs, même à ceux (ou celles comme moi, on l’aura compris) qui ne sont pas des « mordus » acharnés de Classique.

 

Petit détail, en surfant de liens en liens, je suis tombée sur un blog :

http://andremathieu.blogspot.com/

André Mathieu, pour ceux qui ne le connaissent pas, est un compositeur canadien, un peu oublié, remis au goût du jour par une biographie, un biopic (bientôt sur les écrans), mais aussi et surtout grâce au dévouement et à la ténacité d’Alain Lefèvre.

Et là, en l’occurrence, ce n’est pas le travail journalistique d'Apponoastos, Philippe Agrippa and Co qui m’a touché mais le talent de l’auteur, consultant multimédia, à mettre en blog des articles que les précédents ont écrits. En tant que blogueuse nouvelle née, je m’épate de la mise en page parfaitement maîtrisée et si astucieusement conçue que l’on croirait tous les articles rédigés par le web master lui-même. Et ce n’est pas la mention « Tous droits réservés » qui gommera l’ambiguïté. Bien sûr, dès que l’on clique, on tombe sur l’article original, mais encore faut-il en avoir l’idée. Enfin ! Stoppons-là le mauvais esprit.

Autant en emporte la musique ! Et que la musique nous emporte dans les hautes sphères où tout n'est que pur esprit comme nous le montre si bien Alain Lefèvre, puisqu'en définitif c'est lui qui nous intéresse.

Repost 0
Published by ElsaPotine - dans Culture
commenter cet article
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 12:55

Le Choix de l'élégance

Nul besoin d’intellectualité pour comprendre et apprécier la musique. Certains verront en cette affirmation un sacrilège mais il n'empêche ! Je connais nombre de mélomanes se pâmer en écoutant Debussy qui ne provoque pourtant en mon âme que tristesse et ennui. Et pour les succès de la chanson française, même critères, mêmes réactions : le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas.
Quand une chanson vous fait frissonner, il n'y a que les sentiments qui vous animent. J'aime d'ailleurs bien cette idée. Le plaisir pour le plaisir. Celui d'entendre ses artistes préférés. Sans complication. Sans nul besoin d'argumenter.

Cette année, les Victoires de la musique ont misé sur la carte de l'élégance et de l'énergie.
Il suffit de regarder le palmarès pour en avoir la confirmation...
Artiste interprète féminine de l’année : Olivia Ruiz
Artiste interprète masculin de l’année : Benjamin Biolay
Album de l’année : La superbe de Benjamin Biolay
Vidéo-clip de l’année : Elle panique d’Olivia Ruiz réalisé par Valérie Pirson
Album révélation de l’année : Tree of life de Yodelice
Album de musiques urbaines de l’année : L’arme de paix d’Oxmo Puccino
DVD musical de l’année : Alain Bashung à l’Olympia d'Alain Bashung, réalisation Fabien Raymond
Album rock de l’année : Izia d’Izïa
Spectacle musical, tournée, concert de l’année : Tour 66 de Johnny Hallyday
Album de musique du monde de l’année : La Différence de Salif Keita
Groupe ou artiste révélation scène de l'année: Izia
Chanson originale de l’année : Comme des enfants de Coeur de Pirate

Et pour revivre cette cérémonie, un reportage sympa et un lien :
http://www.parismatch.com/Culture-Match/Musique/Actu/Les-Victoires-de-la-Musique-en-direct-172262/

Ainsi Biolay et sa Superbe s’imposent.

Olivia Ruiz, Miss Chocolat, et sa Panique, irradie la sélection. Artiste complète, pleine d’imagination, de verve, de peps, Olivia réconcilie modernité et tradition avec son style personnel, tonitruant, joyeux, intelligent.

Izia, folle de bonheur d’être fêtée, a offert à l’auditoire un moment de pure exaltation, de fraîcheur, de rythme et de force.

Cœur de Pirate, toujours aussi merveilleusement poétique, a laissé son charme opérer.

Hommage à Bashung, l’immortel, et à Johnny, toujours aussi touchant dans un message qu’il a adressé à l’assemblée en différé.

Distinction de Yodelice ( un vrai délice, qui me pardonnera ce jeu de mot facile mais si approprié) et Salif Keita, un homme et un artiste remarquable.

Mais je ne peux terminer cet article en citant les musiciens que j’ai eu plaisir à écouter ces derniers mois :

Agnès Jaoui :

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/85024-agnes-jaoui-comedienne-cineaste-et-chanteuse-une-artiste-de-qualite-dans-mon-pays

 

Melody Gardot :

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/82973-avec-melody-gardot-dieu-recrea-le-jazz

 

Abd Al Malik :

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/81820-abd-al-malik-le-maestro-de-la-langue-francaise

 

Thomas Dutronc :

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/81821-thomas-dutronc-guitare-et-coeur-manouches

 

Jean-Jacques Milteau :

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/82618-jean-jacques-milteau-l-homme-harmonica

 

Jason Mraz :

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/82553-elsapotine-craque-pour-la-musique-de-jason-mraz

 

Mika :

http://www.obiwi.fr/culture/musiques/85125-mika-le-nouveau-roi-de-la-planete-pop-cartonne-avec-the-boy-who-knew-too-much


 

Repost 0
Published by ElsaPotine - dans Culture
commenter cet article
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 19:15

Respirer, méditer après la rédaction ou la lecture d'un ou plusieurs articles permet de retrouver son souffle avant de poursuivre sa quête de culture.

gien OK
Photo ©ElsaPotine
En tant que blogueuse néophyte, cela me permet de m'entraîner, de façon très pragmatique, à la mise en page proposée par l'hôte qui m'héberge.
Experte en word publisher, je retrouve les émois d'une apprentie devant la page
blanche  d'Over-blog. L'image va-t-elle donner l'effet escompté ?
Quelle question !
Souhaitons que je n'en ai pas d'autres à me poser dans la journée...

Oui, soufflons !

Regardons ailleurs. A l'instar de ma première intervention sur ce blog (voir
Elsapotine crée son blog Culture sans bug sur Over-blog ) d'autres articles traitent de la définition du mot culture.

http://mespoetes.over-blog.com/article-reflexion-sur-l-art-et-la-culture-creation-et-folie-du-monde-7--37967493.html

http://berulle.over-blog.com/article-de-la-culture-de-l-evenement-a-la-culture-de-l-imprevu--37302630.html

Se préoccuper des autres, de leurs avis entretient la forme et le raisonnement.
Ensuite, il faut s'abandonner.

Se perdre dans une contemplation.
Souffler fait partie du jeu.
Observant le vol d'une mouette, je rêve de l'imiter pour prendre de la hauteur,
de la hauteur et du recul. 
Juste avant de repartir de plus belle !



 

Repost 0
Published by ElsaPotine - dans Culture
commenter cet article
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 17:29

La 35ème soirée des Césars permit à chacun de faire le bilan de la cuvée cinématographique 2009 et de dresser son propre Top 10.

En compétition, une dizaine de films. Deux favoris : Le Prophète de Jacques Audiard et A l'origine de Xavier Giannoli. D'autres tout aussi somptueux : Le Concert de Radu Milhaileanu, Les Herbes folles de Resnais, Welcome de Philippe Lioret, Rapt de Lucas Belvaux et La Journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld.
Avec des nommés de cette qualité, le résultat s'annonçait serré.
Alors que Laura Smet donnait le coup d'envoi en offrant le premier trophée, la révélation masculine, à Tahar Rahim (qui remporta plus tard, en bonus, celui du meilleur acteur), au fil des extraits, des rétrospectives, chacun y allait de sa préférence.

Pourquoi choisir une oeuvre plutôt qu'une autre ? Que ce soit un film, un livre ou une expo. Comme dans toutes rencontres - humaines ou artistiques - il s'agit d'être là, au bon endroit, au bon moment, réceptif, ouvert, disponible. Ce que nous allons adorer un jour, nous pourrons le déprécier le lendemain si nous ne sommes pas d'humeur. Parfois nous choisirons une comédie, plus tard un drame, pour mieux éclairer la complexité du moment.

Ainsi, j'ai d'abord préféré aller voir Le Concert, plutôt que Le Prophète ou Welcome, qui me tentaient pareillement.
Qualifié de comédie, Le Concert affirme la maturité, le talent abouti de son réalisateur Radu Milhaileanu.  En voici le pitch. A l'époque de Brejnev, en Union soviétique, Andrei Filipov, chef d'orchestre prestigieux, dirige l’Orchestre du Bolchoï. Après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, il est licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage.
Un soir, Andrei trouve un fax adressé à la direction du Bolchoï: le Théâtre du Châtelet invite l'orchestre à venir jouer à Paris. Andrei suggère alors à son ancienne formation dont chaque membre vit désormais de petits boulots, de partir pour Paris, de se faire passer pour le Bolchoï et d’interpréter le Concerto pour violon & orchestre de Tchaïkovski. Un départ qui va amener une surenchère de gags, de moments d’émotion(s), de joie, de tendresse.
(  www.obiwi.fr/ecrans/cine/84957-top-obiwi-2009-radu-mihaileanu-le-realisateur-de-va-vis-et-deviens-et-du-concert )

Quant au César du film étranger, je ne suis donc pas surprise du triomphe de Gran Torino, décidemment un bon crû. Mais ni plus ni moins que les précédentes oeuvres de son réalisateur. Dans chaque long métrage, Eastwood livre son âme en profondeur, il ne craint pas de dire ce qu’il pense. Gran Torino nous touche tout autant que Million Dollar Baby ou L’Échange parce qu’il fait référence à des points qui nous touchent tous, parce qu’il traite d’un sujet auquel on peut s’identifier. Dans L’Échange, il parle d’une mère courage. Dans Gran Torino, de la vieillesse, des conflits de générations, de l’intérêt monétaire qui en découle et en toile de fond le racisme et la guerre des gangs. Tout cela sans complaisance ni dentelles. Il creuse là où ça fait mal. Pour faire réfléchir sur nos comportements. Pour sans doute faire avancer notre conscience humaine.
( www.obiwi.fr/ecrans/cine/81107-une-actualite-mais-deja-un-classique-gran-torino )

Au cours de l'année, en bonne "addict-movies", je dévorais avec le même appétit le Gainsbourg de Joann Sfar et Liberté, de Tony Gatlif. Hors compétition, objecterez-vous. Certes !  Mais comme par hasard, Tony Gatlif, le voyageur par excellence remit au fils du grand Clint le César attribué.
( www.obiwi.fr/ecrans/cine/85180-a-propos-de-gainsbourg-le-reinventeur-de-musique-et-du-film-qui-l-immortalise )
( www.obiwi.fr/ecrans/cine/85591-liberte-le-chef-d-oeuvre-tzigane-de-tony-gatlif )

Ce n'est pas pour rien que l'on compare cette cérémonie à une grande messe. Et ce ne sont pas les magazines People qui me démentiront après publié les clichés de la belle Laetitia Casta, remarquable dans une robe transparente, aussi éblouissante en représentaton que dans son interprétation de Bardot pour immortaliser la romance de celle-ci avec l'Homme à la tête de chou.

Inutile de refaire le palmarès que chacun connait désormais.
( www.lescesarducinema.com/#home )

Le Prophète a tout remporté ou presque. Le Prophète a tout remporté mais n'a pas éclipsé les autres, et ce, par la volonté, la modestie et la pudeur de son réalisateur et de ses acteurs presque troublés d'être ainsi couronnés face à ces autres lauréats qui avaient tous, eux-aussi, commis un chef d'oeuvre.

Alors, outre des superlatifs, que devons-nous en déduire ?

Une leçon d'humanité ! C'est en effet le point commun de tous les films cités.
Même le conte sur Gainsbourg, mené par un réalisateur qui s'est senti investi par les fantômes dont il a dépeint l'existence, a réussi son pari, simplement parce que cet auteur a eu un regard de compassion pour son sujet.

Dans un monde austère, seule une espérance qui se veut plus forte que l'énergie du désespoir éveille en chaque être, au-delà du sentiment de survie, sa part d'humanité la meilleure.
Banissant tout dogmatisme, la beauté de la production cinématographique évaluée lors de cette 35ème cérémonie des Césars vient du fait que, pour se sortir de l'impasse, elle en appelle à la dignité humaine.


 

Repost 0
Published by elsapotine.news.over-blog.com - dans Culture
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 18:34

Le blog Culture « Elsapotine.news » parle de la vie, de cinéma, de littérature, d’escapades et même de l’écosystème de la planète car il s’intéresse à tout ce qui contribue à un certain art de vivre.

 

Autant l’avouer sans ambages, je suis une fille à histoires. Pas du genre à en faire. Non, mais à les goûter. Et à aimer celles des autres. Des histoires avec un grand H. Pas les ragots. Celles qui font avancer et participent à la Culture du quotidien afin qu’il fleurisse.

 

La Culture avec un grand C

Ainsi des anecdotes, des réflexions sur des films, des livres, des sujets de société et d’actualité, encore, telles les nouvelles liées à l’écologie.

 

L’écologie serait-elle éloignée de la Culture et des Arts ? A mon sens, absolument pas. La vie des autres, un film allemand génial, participe tout autant au bon maintient de notre écosystème que Sevene Pharma, le laboratoire qui développe une pharma'écologie.

 

Dans l'ECOSYSTEM d'ELSA POTINE, la rubrique que j’écris entre autres chroniques sur Obiwi, je parle de l'environnement et des maintes questions qu’il engendre. Mais pas seulement. Pour moi, il s'agit en priorité de bien penser et de bien oeuvrer, individuellement, pour entraîner un plus grand nombre dans un écosystème bénéfique.

 

Définition d’une éco-logique

Si un bien mal acquis ne profite jamais, une mauvaise pensée nuit également à son auteur. Il est facile d’admettre que si nous avons bobo, c’est de la faute d’un tiers plutôt que de notre seule responsabilité.

Or, j’aime à croire qu’il existe une logique pour mener le monde. Beaucoup de scientifiques et de sages, d’hier et d’aujourd’hui le pensent aussi. Ainsi si on admet que le battement d’ailes d’un papillon peut provoquer un ouragan à l’autre bout du monde, on peut concevoir qu’une personne qui arrête de fumer en libère de ce fait des milliers. Sur ce principe, on peut extrapoler et dire qu’il suffit de formuler une pensée pour que d’autres reçoivent cette pensée. C’est ce que déduisait Jung, le grand psychanalyste chrétien, en soulignant l’importance de l’inconscient collectif. Par conséquent, la Culture qui m’intéresse n’est que la somme de créations favorisant un certain état d’esprit – positif. 

 

Etre ou ne pas être en suspens

En ce moment, Obiwi, le site participatif dont je viens de parler, lance un défi polar. Chacun est convié à parler de son polar favori ou haï – puisque Obiwi a pour vocation de publier les passions des internautes. En vue de répondre à cette invitation, je m’interroge sur le sens même du suspens. Faut-il une intrigue pour répondre à ce genre ?

 

Ne sommes-nous pas tous en suspens ? Tout du moins en attente ! De l’inconnu, de l’inattendu. Avec cette pointe d’incertitude se conjugue tout le charme de l’existence. Dans cet infini espace qui nous maintient en lévitation telle une étoile dans le firmament.

 

Qu’est-ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire !

Tel était le leitmotiv d’Anna Karina dans Pierrot le fou, film phare de la nouvelle vague. Aujourd’hui, on se demande si l’on doit écrire un blog ou pas ? Figurer sur Faceb. Ou Tw.???

L’évidence se profile. Surtout pour moi. Faire de la figuration sur ces deux derniers sites, c’est sympa, plus vivants que des mails. Cela exige souvent une hyper disponibilité. Je préfère la super réactivité. Traiter de sujets, de films, d’expos, de livres, d’images plutôt que de moi, (sauf évidemment dans cette intro). J’adore les commentaires que l’on trouve sur Obiwi, encore et toujours, et sur les blogs. Pas d’annotations agressives, juste un avis, un détail connu de son seul auteur. Pour enrichir d’anecdotes l’Histoire.

L’histoire, on y revient ! Je suis une fille à histoires, et j’espère que vous en partagerez avec moi. A bientôt !

http://www.obiwi.fr/contributeurs/ElsaPotinelink

 

http://www.obiwi.fr/ecrans/cine/43722-la-vie-des-autres-attention-revelation

 

http://www.obiwi.fr/bien-etre/sante/81502-sevene-pharma-un-nouveau-label-bio-en-pharmacie

 

http://www.obiwi.fr/la-vie-d-obiwi/i-love-obiwi/82105-ecosystem-par-elsa-potine-une-nouvelle-rubrique-sur-obiwi

 

http://www.obiwi.fr/culture/lectures/85682-defi-polar-millenium-trilogie-culte-revolutionne-le-genre-policier-et-promet-une-suite

 

http://www.obiwi.fr/la-vie-d-obiwi/obiwisteries/85043-obiwish-2010-pour-que-culture-rime-avec-developpement-durable

 

Repost 0
Published by elsapotine.news.over-blog.com - dans Culture
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de elsapotine.news.over-blog.com
  • Le blog de elsapotine.news.over-blog.com
  • : Le Blog Culture d'"Elsapotine.news" parle de cinéma, de littérature, de théâtre, des artistes aussi, et de leur force créative. Autant l’avouer, ElsaPotine est une fille à histoires. Pas du genre à en faire. Non, mais à les retranscrire. Des histoires avec un grand H. Celles qui mettent en lumière les belles personnes et le quotidien.
  • Contact

Profil

  • ElsaPotine
  • L'Habit ne fait peut être pas le moine, mais les mots démontrent bien la femme. Par mes écrits, vous comprendrez qui je suis. Celle qui trottine ! Elsa La Potine...
  • L'Habit ne fait peut être pas le moine, mais les mots démontrent bien la femme. Par mes écrits, vous comprendrez qui je suis. Celle qui trottine ! Elsa La Potine...

Texte Libre

Paperblog

Recherche